Die Große Stille di Philip Groning - 2005
Le silence est un bien qui exerce une séduction sur tous les cœurs, à partir du moment où ils en ont fait une certaine expérience savoureuse. Mais il y a beaucoup de formes de silence. Toutes ne sont pas bonnes. La majorité d'entre elles sont même des déformations plutôt qu'une authentique prière de silence. La première tentation est de faire du silence un agir, même si l'on est persuadé intimement du contraire. Sous prétexte que l'intelligence est arrêtée, que le cœur paraît en repos, on s'imagine que l'on atteint un véritable silence de l'être. En réalité, ce silence, même s'il a une authenticité indiscutable, est le résultat d'une tension de la volonté qui, finalement, est le plus subtil, mais également le plus pernicieux, des agir. Au lieu d'avoir notre cœur en état de disponibilité, il nous maintient dans un état où nous nous imposons une attitude artificielle et où, finalement, nous n'offrons pas au Seigneur un accueil, parce que nous sommes appuyés sur nos propres forces. Dans le cas de personne qui ont une volonté énergique, cela peut représenter un obstacle majeur à une véritable disponibilité au Seigneur. Matériellement parlant, le silence est grand, mais c'est un silence replié sur lui-même, appuyé sur lui-même. Une autre tentation consiste à vouloir faire du silence un but. On s'imagine que la raison d'être de la Prière du cœur, et même de toute existence contemplative, est le silence.
Senza luci artificiali, senz'altra colonna sonora che i rumori d'ambiente e i canti gregoriani dei monaci.
Un dialogo continuo e personale con la propria spiritualità, con il proprio essere, in cammino verso il destino, verso il grande silenzio.